Les acteurs du football guinéen peuvent se réjouir d’avoir 4 représentants dans les compétitions interclubs de la Confédération Africaine de Football. Mais force est de reconnaître que plusieurs entraîneurs évoluant dans le championnat guinéen ne détiennent pas de diplômes leur permettant de diriger les matchs de la Ligue des Champions CAF et de la Coupe CAF.

La saison dernière, la Confédération Africaine de Football a pris une décision pour pousser les techniciens africains à se former. Tous les entraîneurs principaux des clubs engagés en Ligue des Champions et en Coupe CAF doivent obligatoirement avoir la licence d’entraîneur « CAF A », la « Licence CAF B » pour les pays qui n’ont pas organisé de cours de licence CAF A au cours des 5 dernières années, la « Licence UEFA Pro » ou la « Licence Pro » d’autres confédérations valides sous réserve de fournir une lettre de reconnaissance des compétences par la CAF.

Si le français Daniel Breard du Club Industriel de Kamsar et Lamine N’Diaye du Horoya AC répondent à ces critères, Amadou Kain Camara ( Coach de la SAG de Siguiri) et Guillaume Soumah ( Wakriya AC ) ne répondent pas à cette exigence de l’instance dirigeante du football africain.

C’est pourquoi les entraîneurs principaux du Wakriya AC et de la SAG ne sont pas autorisés à s’asseoir sur le banc en marge des compétitions interclubs de la CAF.

A défaut de trouver rapidement une formation pour leurs entraîneurs, la SAG et le Wakriya seront obligés de négocier des entraîneurs détenteurs de diplômes demandés par la CAF pour diriger les rencontres.

Il est important de préciser qu’aucun entraîneur guinéen à la tête d’un club actuellement, n’a le diplôme CAF A. Les techniciens guinéens doivent s’atteler à la formation pour rectifier ce tir. Imaginez un entraîneur qui se bat pour faire qualifier son équipe, se voit relégué au second plan parce qu’il n’a pas de diplôme.

J’invite les entraîneurs guinéens à préconiser la formation, mais surtout demander à la Direction Technique Nationale d’organiser des séries de formations pour permettre aux techniciens guinéens d’avoir de diplômes supérieurs pour diriger les grandes compétitions africaines et internationales.

 

Djibril Firawa Touré – Journaliste Sportif